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Une plateforme pour les journalistes victimes de violences sexistes et sexuelles au travail


Une plateforme pour les journalistes victimes de violences sexistes et sexuelles au travail
La plateforme est gérée par des bénévoles du pôle «Aide aux victimes» de Prenons la Une. Tinnakorn - stock.adobe.com
  • 25 Novembre 2020

L'association Prenons la Une, qui défend une meilleure représentation des femmes et l'égalité professionnelle dans les médias, a lancé une plateforme de soutien mercredi 25 novembre pour «écouter, informer et orienter» les journalistes victimes de violences sexistes et sexuelles au travail.

Cette plateforme est d'ores et déjà accessible à l'adresse allosexisme@prenonslaune.fr, a annoncé l'association de journalistes sur Twitter, à l'occasion de la journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes.

Elle est assurée par des bénévoles du pôle «Aide aux victimes» de Prenons la Une, formées par le collectif féministe contre le viol (qui gère la permanence téléphonique «Viols Femmes Informations») et l'association européenne contre les violences faites aux femmes au travail (AVFT). La confidentialité des échanges est garantie par la charte de l'association, comme l'anonymat des victimes et celui des personnes qui leur répondent.

Les bénévoles, qui promettent un «soutien inconditionnel aux victimes», s'engagent en outre à ne pas utiliser «les témoignages et propos recueillis» dans le cadre de leur «travail journalistique», et à «transmettre à une autre membre du pôle un cas impliquant une personne» qu'elles connaissent ou les «mettant en situation de conflit d'intérêts».

Ce canal de soutien n'est pas «une plateforme d'urgence», insiste toutefois l'association, invitant les personnes en danger de mort à composer le 17 ou à envoyer un SMS au 114 «pour joindre la police».

Prenons la Une s'est illustrée depuis trois ans face aux nombreuses affaires de harcèlement qui ont secoué les médias français, des révélations liées au mouvement #Metoo fin 2017 à celles concernant la «Ligue du LOL» en 2019, un groupe Facebook dont les membres ont été accusés de cyber-harcèlement. Elle a notamment fait évoluer son statut pour accompagner les démarches juridiques des victimes et mené des actions de sensibilisation dans les rédactions. Dans la foulée de l'affaire de la «Ligue du Lol» en février 2019, elle avait conduit une vaste enquête avec les collectifs NousToutes et Paye Ton Journal, recensant des cas de violences sexistes et sexuelles dans plus de 200 rédactions.

AFP


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